Je reviens de voir le film Solutions locales pour un désordre global.  Wow !

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J’ai été touchée par la volonté et la détermination des intervenants qualifiés qui y ont participé.  J’ai même eu envie de faire un stage d’agronomie avec  Lydia et Claude Bourguignon pour apprendre à connaître les sols.  Fascinant le sol en passant…  Parce que j'ai compris que manger c'est exactement ça, manger c'est consommer l'expression d'un sol, d'un terroir!

Ce film de Coline Serreau est un gros câlin à la terre, un débordement d’amour et de respect pour cette mère nourricière, fertile, généreuse, responsable et autonome… si on lui en laisse la chance et qu’on cesse de vouloir la contrôler, bien évidemment.  Un bel hommage à la terre, symbole de fertilité et par le fait même, à la femme qui a si longtemps pris en charge l’alimentation de la semence à l’assiette.

Urgence de se réapproprier notre alimentation et de devenir autonomes.  Nous sommes naturellement capables de nous nourrir de manière juste.   Le saviez-vous ?  Ou peut-être l’aviez-vous oublié entre un  bagel du Tim H., un trio McDo et une pizza Délicio…

Désolée mais on ne peut remettre notre alimentation entre les mains de l’industrie ou de n’importe qui, dont l’objectif premier est de faire du profit et de le rendre ensuite responsable de l’état actuel de notre santé et de celle de notre planète.

Je ne peux me déresponsabiliser et exiger des autres qu’ils se responsabilisent à ma place.

Dans Solutions locales pour un désordre global, Coline Serreau, en avant film, l’a spécifié, ce n’est pas LA solution, c’est une solution.  Et il y en a tout plein d’autres.  Suffit de s’arrêter et de penser.  J’ai vu le film le lendemain du dernier marché fermier Mile End et juste avant la journée mondiale de l’alimentation, où j’ai décidé de donner de mon temps au quartier d’à côté, à travers le marché citoyen de la Petite Bourgogne.  Parce qu’un marché de quartier c’est une partie de solution, une façon de rassembler, de s’entraider, de sensibiliser, d’informer, d’inspirer et de responsabiliser. 

Je reviens au Marché fermier.  Ce marché c’est mon coup de cœur de l’été.  Mon coup de cœur de l’année.  Sabine et Sandra, bravo !  Et bravo aussi à tous les fermiers qui se sont unis pour créer un lieu de variétés ancestrales, de biodiversité, de qualités nutritionnelles et de gens passionnés.  Pas facile de vendre des aliments inconnus.  Mais la bonne nouvelle c’est que l’an prochain ils ne le seront plus… inconnus.  Si le marché fermier revient, bien entendu.

Plusieurs variétés de Kale, topinambours, fleurs comestibles, plantes médicinales, misuna, carottes multicolores, fleur d’ail, orties, tomates ancestrales, etc.  Tellement de découvertes et de bonheur.  J’y aurais passé mes journées, à observer et à photographier, pour immortaliser le moment…

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Mais ce n’est pas le fait que le marché offrait des carottes multicolores qui m’émouvait, parce que tous les marchés en avaient cette année.  Ce qui était le plus touchant c’était que la carotte, le kale, le radis, la prune et la poire aient poussé en sol québécois, à moins de 50 km de chez nous et que c’est Francis, Stéphane ou Shelley qui les ont cultivés.   Pour moi c’est ça la vraie bouffe organique.  Ça pousse chez toi et c’est comme toi.  Osmose, chimie et absorption totales.  Protégeons l'agriculture locale et pratiquons la culture biologique... C'est aussi la fondation David Suzuki qui le dit!

Des variétés de semences de chez nous qui grandissent sur notre lopin de terre et qui nous nourrissent, quoi demander de plus, sinon de l’eau et du soleil en quantité équilibrée.

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On doit  retourner en avant, comme dit Mme Serreau.  Apprendre du passé pour créer une alimentation juste, équitable, simple, respectueuse, c’est pas sorcier…  C’est justement ça, c’est trop simple et pas rentable.

Alors je dis vive la vie, vive la terre et souhaitons qu’ensemble nous prenions les actions locales pour faire en sorte qu’elle reste fertile encore longtemps.

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À l'an prochain les marchés de quartiers...  vous allez me manquer!

En attendant le retour du printemps, je me demande qui me fournira en légumes cet hiver...  Je fais me recherches mais vos suggestions sont les bienvenues.  

Le jardin des anges? J'ai essayé l'an dernier, je ne suis pas convaincue.  Trop de tomates, concombre et fruits exotiques.

Les jardins urbains? J'aime bien!

Frootz n' veggiz?  J'ai pas encore essayé!

 

Merci à Rolland L'Espérance pour la correction du texte.